Pourquoi nous avons besoin de plus de femmes dans la Blockchain


De plus en plus, les mondes de la technologie et de la finance (et de la politique, du cinéma et d’autres encore !) se rendent compte que faire de la place pour les femmes à la même table mène à l’innovation et au progrès.

Exclusion historique

Ces dernières années, le monde de la technologie a commencé à faire face à l’énigme de la diversité des genres, mais les statistiques montrent que la Silicon Valley a encore beaucoup de chemin à parcourir pour inclure les femmes. The Observer (un journal britannique) signale que les femmes ne détiennent que 11% des postes de direction dans les entreprises de la Silicon Valley. Les femmes reçoivent des offres salariales inférieures à celles de leurs pairs masculins pour le même emploi 63 % du temps, et les entreprises dirigées par des femmes n’ont reçu que 1,64 milliard de dollars des sociétés de capital risque en 2016, comparativement à 58,2 milliards de dollars des entreprises dirigées par des hommes. Techcrunch rapporte que seulement 17% des jeunes entreprises récentes ont été fondées par des femmes.

Ces chiffres ne sont pas simplement le résultat du désintérêt des femmes : Techcrunch rapporte que 74% des jeunes filles manifestent de l’intérêt pour les domaines de la science, technologie, ingénierie et mathématiques, ainsi que de l’informatique. Le monde financier est confronté à des problèmes similaires. Le Financial Times rapporte que si la majorité des employés subalternes des services financiers sont des femmes, seulement 25 % des cadres supérieurs sont des femmes.

Ada Lovelace

Les raisons des disparités entre les sexes en matière de technologie et de finances sont nombreuses et complexes, mais les cultures du travail qui en résultent se perpétuent : les femmes talentueuses hésitent à entrer dans les entreprises. Bien sûr, il existe des modèles féminins pour les jeunes femmes qui s’intéressent à la technologie et aux finances. La penseuse visionnaire Ada Lovelace a été appelée « la première programmeuse informaticienne » par des leaders de l’industrie comme Intel. Sheryl Sandberg (Facebook), Susan Wojcicki (Youtube) et Ginni Rometty (IBM) comptent parmi les leaders actuels de l’industrie technologique, tandis que Janet Yellen (Présidente de la Réserve fédérale USA), Christine Lagarde (Directrice générale du FMI) et Ana Patricia Botin (Présidente de Banco Santander) comptent parmi les leaders du secteur financier.

La diversité des sexes a un effet positif avéré sur les résultats des entreprises. Une étude récente de Morgan Stanley a révélé que les entreprises technologiques plus diversifiées selon le sexe gagnaient en moyenne 5,4 % de plus par an que leurs homologues moins diversifiés. L’Atlantic Monthly a récemment souligné que les entreprises technologiques sans leadership féminin sont confrontées à un énorme désavantage en raison de l’absence de perspective exécutive sur la clientèle féminine pour leurs produits. L’Harvard Business Review a fait état de résultats de recherches qui ont révélé que les entreprises plus diversifiées surpassaient les entreprises moins diversifiées. Tech.co a fait état d’une étude selon laquelle une représentation importante des femmes au sein de la direction a permis d’améliorer de façon significative le rendement financier des entreprises où l’innovation est nécessaire pour rester compétitif.

à lire aussi :  La baisse du marché, une opportunité pas forcément monétaire

Les avantages d’inclure les femmes dans la technologie et la finance, une fois que les industries les adoptent, se perpétuent. USA Today fait état d’une étude récente selon laquelle les jeunes entreprises technologiques fondées par des femmes sont plus susceptibles d’embaucher davantage de femmes. Lorsque le leadership féminin émergera, un plus grand nombre de femmes innovatrices suivront ces penseurs.

Le besoin de femmes dans la Blockchain devient ainsi évident : non seulement un paysage relatif à la Blockchain avec beaucoup de leadership féminin génère plus d’innovation et de profit qu’un paysage dominé par les hommes, mais l’inclusion des femmes dirigeantes engendre plus de participation et d’innovation chez les femmes. Et les femmes ont déjà participé à la Blockchain : Digital Currency Group a organisé une série de reportages sur les femmes dans la Blockchain, partageant les expériences des femmes dans un monde qui est encore majoritairement masculin. Mais il y a encore beaucoup de travail à faire.

Un panel dédié aux femmes lors d’une rencontre sur la Blockchain

CryptoHQ, un rassemblement inaugural de plusieurs jours réunissant des leaders, innovateurs, entrepreneurs et artistes de la crypto-monnaie, a tenu un panel dédié aux femmes dans le milieu de la Blockchain. La tenue d’un événement à Davos a permit aux dirigeants du monde entier d’avoir accès à quelques-unes des conversations les plus importantes qui se déroulent aujourd’hui sur le potentiel de la Blockchain. Pour les participants, CryptoHQ est un lieu utile pour échanger des idées, apprendre sur l’avancement dans le domaine et discerner comment la crypto-monnaie peut s’intégrer dans les enjeux mondiaux. Les événements de CryptoHQ ont couvert des sujets tels que la réglementation gouvernementale et l’avenir des services financiers.

Mais un événement en particulier de CryptoHQ semble remarquable à la lumière d’une prise de conscience croissante des avantages de la diversité des genres dans la technologie et la finance. Le mardi 23 janvier, CryptoHQ a été l’hôte d’une discussion au coin du feu sur le thème « Les femmes et l’inclusion dans la Blockchain« . Cet événement a mis en vedette plusieurs dirigeantes de premier plan dans le monde blockchain, dirigées par la modératrice Anu Bhardwaj, fondatrice de Women Investing in Women. Compte tenu des avantages bien établis du leadership féminin dans le monde de la Blockchain – et du besoin évident d’en acquérir davantage -, ce panel était remarquable.

Les femmes ont déjà fait d’énormes progrès dans la Blockchain, mais il reste encore du travail à faire : un travail qui, à son tour, encouragera d’autres femmes à rejoindre le secteur.

à lire aussi :  Le Consortium des banques japonaises lance une application basée sur la blockchain du Ripple

Notons qu’en France, le co-fondateur et CEO de BlockchainPartner – qui accompagne les entreprises dans leur transformation blockchain – est une co-fondatrice dénommée Claire Balva (son twitter). Ci-dessous en vidéo, ou ici lors de sa présence à une conférence TEDx Lyon « Blockchain : réinventer les rapports de confiance »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (1 votes, avmoyenne 5,00 sur 5)
Loading...

Source : techbullion (modifiée)


Continuez la discussion :
Aimez la page Facebook, et adhérez au groupe Facebook. Suivez notre compte Twitter.
[Campagne de correction et d'amélioration] Lorsque vous trouvez une erreur d'orthographe, de grammaire, faute de frappe, ou une information à corriger/préciser merci de : 1. sélectionner le texte. 2. appuyer sur "CTRL + Entrée".
Une fenêtre de dialogue vous invite alors à proposer une correction.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

X
X