Le Zimbabwe interdit les activités liées aux crypto-monnaies

Le Zimbabwe interdit les activités liées aux crypto-monnaies

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16 mai 2018 par Océane

La Reserve Bank of Zimbabwe (RBZ), un régulateur des services financiers du Zimbabwe, a appliqué une interdiction pure et simple de toute forme de transaction sur les crypto-monnaies, aux institutions de services financiers du pays via une circulaire.

Les services bancaires interdisent le trading de crypto-monnaies au Zimbabwe

Selon un reportage, c’est à travers une circulaire signée par Norman Mataruka, le registraire des institutions bancaires RBZ, que la banque centrale a déclaré sa prise de mesures pour la protection du public, la préservation de l’intégrité, la sécurité et la solidarité du système financier du pays.

Dans la circulaire était présent un large éventail de ce que la RBZ considère comme des « services bancaires, » surement pour empêcher les plateformes de crypto-monnaies ou les institutions financières de tirer profit des échappatoires potentielles.

Mataruka a donné l’ordre aux institutions financières de s’assurer que les particuliers et les entreprises n’utilisent, n’échangent, ne détiennent et ne traitent en aucune façon les crypto-monnaies. Il est interdit d’accepter les crypto-monnaies comme garantie ou d’ouvrir des comptes ayant quelconque liaison avec ces dernières.

Dans ses explications concernant le mouvement, Norman Maturaka le responsable de la banque centrale a affirmé :

En tant qu’autorité monétaire, la Reserve Bank of Zimbabwe est le dépositaire de la confiance du public et a l’obligation de préserver l’intégrité des systèmes de paiement. Les crypto-monnaies ont des liens et une interdépendance étroits avec les moyens de paiement standard et les applications de trading et reposent conséquemment sur une grande partie de la même infrastructure institutionnelle qui sert l’ensemble du système financier.

Agir en toute prudence

La relation évidente entre la nation et la politique monétaire, les crypto-monnaies, est profitable et utile à la population.  » Le Zimbabwe traverse une crise de liquidité aiguë, » a rapporté News.Bitcoin.com, « et ainsi obtenir des devises en dollars US physiquement est à la fois lourd et coûteux (et illégal, l’argent doit être acheté sur le marché noir). »

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L’automne dernier, un autre porte-parole de Golix a appuyé l’idée selon laquelle il existait actuellement plus de demandes et un engouement prononcé lié au Bitcoin, qui atteint son apogée depuis peu, puisque les gens ne peuvent pas envoyer de l’argent ni effectuer des paiements internationaux. Les banques locales ont dû examiner leurs options et le Bitcoin semblait être la solution la plus pratique pour l’achat des biens sur Amazon ou pour le paiement de véhicules et de commerçants internationaux.

En Novembre 2017, l’embargo bancaire de la banque centrale a qualifié les crypto-monnaies de paiement illégal, jusqu’à ce que le pays développe un cadre réglementaire pour l’industrie. Finalement, l’institution financière décide d’intervenir en interdisant les services bancaires à toutes les entreprises liées aux crypto-monnaies.

La Reserve Bank of India (RBI), la banque centrale de l’Inde, a déclaré une mesure restrictive similaire le mois dernier, en interdisant toutes les institutions financières du pays de traiter les comptes issus de crypto-monnaies. Toutefois, cette position n’est pas unanime en Inde.

Pensez-vous que les régulateurs qui imposent des restrictions sur les activités liées aux crypto-monnaies en raison du risque de crimes comme le blanchiment d’argent sont justifiés ? Faites-nous savoir dans la section commentaires ci-dessous.

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