Le président sud-africain Ramaphosa propose une devise africaine unique et peut-être une crypto-monnaie

Le président sud-africain Ramaphosa propose une devise africaine unique et peut-être une crypto-monnaie

Actualités
25 mars 2018 par Océane

Cyril Ramaphosa, le président de l’Afrique du Sud a proposé la création d’un nouveau système monétaire africain particulier pouvant être une crypto-monnaie.

Ramaphosa s’est adressé aux journalistes, lors du sommet de l’Union africaine à Kigali, en faisant allusion à une monnaie africaine singulière. Lors de l’établissement d’une zone de libre-échange continentale africaine (CFCTFA), il a affirmé qu’une monnaie numérique pourrait répondre aux besoins plus larges des Etats africains.

Un total de 44 pays ont dû signer l’accord de la CFCTFA. Bien que l’Afrique du Sud n’était pas encore signataire de cet accord, l’homme d’Etat a déclaré : « Les hommes d’affaires ont affirmé que cela ne requiert pas une monnaie unique, et à mon avis, c’est certainement le cas. »

« Nous allons commencer à interagir avec l’idée et la notion d’une monnaie unique. Il est possible qu’une monnaie numérique précède une vraie monnaie unique parce que c’est plus facile que d’avoir une vraie monnaie pleine et entière, » a précisé le président sud-africain aux médias.

La Reserve Bank prend les devants

La Reserve Bank de l’Afrique du Sud a récemment lancé un programme Fintech pour évaluer sa position sur les crypto-monnaies. Elle étudie les exigences réglementaires potentielles des crypto-monnaies, envisageant son utilisation dans le pays.

L’objectif principal du programme est « d’examiner les monnaies numériques afin d’établir un cadre politique et un régime réglementaire approprié, » ce qui faciliterait la mise en pratique d’un système monétaire basé sur les crypto-monnaies.

Un point des plus importants qui plus est, la Reserve Bank serait en train d’expérimenter l’utilisation de la Blockchain avec les technologies du grand livre distribué. Le projet a été baptisé Khoka. Il étudie plus spécifiquement Quorum™, la version autorisée du réseau Ethereum fondée par JP Morgan. Le « bac à sable réglementaire a déjà été testé en juillet 2017, en collaboration avec Bankymoon, un fournisseur de solutions Blockchain.

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Des perspectives contradictoires

Cyril Ramaphosa, Président de l’Afrique du Sud

Pendant que la Reserve Bank a adopté une vision ouverte aux nouvelles technologies telles que les crypto-monnaies et la Blockchain, de

nombreuses autres institutions dans les pays voisins sont absolument dubitatives sur le sujet.

En Septembre, la banque centrale de la Namibie a annoncé que les crypto-monnaies ne devraient pas être acceptées comme mode de paiement, ni des biens ni des services.

La banque centrale du Swaziland s’est montrée plus ouverte en s’engageant à faire des recherches sur les crypto-monnaies avant de se prononcer. Le chef de la banque, Majozi Sithole, a d’ailleurs précisé que l’institution allait éviter « l’innovation étouffante, » et ne rejetait pas les crypto-monnaies.

Quant au Zimbabwe, les citoyens ont pu échapper à l’inflation en achetant le Bitcoin. Le prix du Bitcoin a atteint 13 000 $ sur le Golix local pendant que son prix moyen sur les échanges internationaux était de 8 000 $ en novembre 2017.

Toutefois, Norman Mataruka, le directeur et registraire de la Reserve Bank, s’est prononcé plus tard en disant que le Bitcoin n’est pas légal.

D’autres pays, tels que la Corée du Sud, ouvrent grand leurs bras pour accueillir la Blockchain. Le gouvernement sud-coréen a l’intention de donner une impulsion à l’utilisation de la technologie Blockchain au sein du pays afin de mieux protéger les informations des utilisateurs dans le nouveau système de paiement qui pourrait inclure les crypto-monnaies. La Commission des services financiers de la Corée du Sud (FSC) encourage les entreprises à utiliser la technologie Blockchain.

La patience est une vertu

Il faudrait attendre la réaction des dirigeants africains face aux commentaires de Ramaphosa. Le concept d’une nouvelle monnaie a certes déjà été évoqué auparavant, mais les remarques du président ont souligné un intérêt plus large.

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Ramaphosa a conclu en expliquant :

Cela peut prendre du temps, cela peut prendre des années, mais il est intéressant de constater que quelque chose dont nous n’avons jamais parlé dans le passé est remise en question aujourd’hui. Les gens ont toujours eu un sentiment de souveraineté autour de leur propre monnaie, le sentiment que leur monnaie est leur souveraineté, leur nation, mais maintenant, ils pensent au-delà des frontières de leur propre nation.

Que pensez-vous des commentaires du président Ramaphosa sur la possibilité d’une monnaie numérique nationale en Afrique du Sud ? Réagissez dans la section des commentaires pour que nous sachions votre opinion.

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