Une pièce de Picasso retrouvée après 20 ans pourrait ouvrir une réflexion sur la sécurisation des œuvres d’art par la Blockchain

Une pièce de Picasso retrouvée après 20 ans pourrait ouvrir une réflexion sur la sécurisation des œuvres d’art par la Blockchain

Actualités
4 avril 2019 par Océane

Récemment, une pièce célèbre de Picasso baptisée « Portrait de Dora Maar », volée à son propriétaire Saoudien en 1999 a finalement été retrouvée dans le marché noir, soit 20 après. Aujourd’hui, l’industrie de l’art reste toujours exposée à ces risques de détournement, mais avec la technologie Blockchain, cette donne pourrait s’estomper. Comment cette technologie pourrait-elle protéger le secteur ? Voici quelques éléments de réponses.

L’art : une cible de premier choix

Véritable essence de la société, l’art mêle culture, histoire, valeur et au fur et à mesure de son évolution, les pirates s’intéressent de plus en plus à sa rareté.

Récemment, un tableau du célèbre peintre Picasso baptisé « Portrait de Dora Maar » qui illustre un jeune photographe yougoslave dénommé Dora Markovic a finalement été retrouvé après 20 ans, sur le marché noir, et il ne s’agit que d’un cas sur cent, étant donné la valeur de ces œuvres.

Rappelons que cette peinture, volée à son propriétaire saoudien tournerait autour des 28 millions de dollars et que dans le monde contemporain, le secteur enregistre 67,7 milliards de dollars. Un chiffre qui ne manque pas d’alerter les artisans de l’industrie, au vu des statistiques sur la criminalité artistique qui sont en pleine croissance.

Stephen Howes, marchand d’art de Thomas Crown Art déclare :

« Il a été rapporté que la grande majorité des œuvres d’art et des antiquités sur les principaux sites d’enchères de vente au détail sont considérées comme des contrefaçons artistiques. »

La Blockchain, une solution sur mesure

Comme l’explique Stephen Howes :

« Selon les recherches, plus de 90% des vols d’art dans les musées impliquent un initié, qui utilise souvent des techniques de contrefaçon de haut niveau pour produire des faux ».

A cet effet, il est de plus en plus difficile de protéger une oeuvre originale, et encore plus difficile d’en déceler un faux.

à lire aussi :  Les télécoms indiens utiliseront la Blockchain pour lutter contre les spams vocaux et SMS

Cependant, avec une technologie capable de numériser les données d’une œuvre de façon transparente et sécurisée, la criminalité artistique connaîtrait moins de succès.

Thomas Crown Art utilise la Blockchain pour contrôler les données primordiales d’une œuvre d’art à partir d’un enregistrement immuable de sa provenance et de son certificat de provenance via un contrat intelligent.

« La Blockchain offre la possibilité de stocker un enregistrement permanent et immuable d’œuvres d’art au moment de la création ou au-delà, qui peut être utilisé pour authentifier les œuvres enregistrées par toute personne disposant d’une connexion Internet », explique-t-il avant d’avancer que :

« Cela aurait pu empêcher cette incroyable pièce de Picasso d’être perdue pendant plus de deux décennies. »

Que pensez-vous de la solution Blockchain comme technologie de sécurisation des œuvres d’art ? Donnez votre avis dans la section commentaires.

Add a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

X
X