Tron (TRX) est accusé de plagiat

Tron (TRX) est accusé de plagiat

Actualités
26 juin 2018 par Océane

D’après les résultats d’une recherche de Digital Asset Research (DAR), une entreprise basée à New York, le code de la crypto-monnaie Tron serait un plagiat d’Ethereum et ceux des projets annexes. Par ailleurs, DAR évoque d’autres problèmes techniques qui auraient impacté le lancement imminent du MainNet de TRON.

Une copie d’Ethereum ?

Un article de DAR paru le 19 juin a affirmé ostensiblement que le code et le livre blanc de Tron ont été examinés au peigne fin afin d’y déceler les divergences et mettre la main sur le code plagié. Les preuves portent à croire que les développeurs de la crypto-monnaie ont copié le code d’Ethereum et ceux des autres projets. Les noms de fichiers ont été changés afin de brouiller l’identification de la source du code.

En outre, le réseau principal de Tron pourrait rencontrer des problèmes juridiques et techniques si le plagiat est confirmé. Ce genre de cas « pâlit les défis techniques du lancement du réseau principal prévu pour le 25 juin 2018. »

DAR a expliqué :

« Le projet a été initialement accusé de violer la Licence GNU v3.0 (LGpePL) le 31 décembre 2017. Il ne mentionne pas que son client, Java-Tron, est un dérivé d’EthereumJ, qui est l’une des premières bibliothèques Ethereum. Bien que le projet ait ajouté plus tard la licence LGPL, nous avons trouvé plusieurs instances de code qui ont été copiées mot à mot ou légèrement modifiées à partir d’EthereumJ, toujours sans référence appropriée. »

Des preuves à l’appui

Lucas Nuzzi, un employé de DAR a fourni des images confirmant la copie du code en question. La majeure partie du livre blanc de Tron est apparemment tiré d’autres projets.

« Les développeurs ont changé le titre de certaines fonctions pour cacher le plagiat, comme en témoigne le commit d4ad9c9. Il n’y a aucune raison valable de changer le « nom » de la classe publique d’EthereumJ, en dataBaseName par exemple, sauf si ce n’est de compliquer la constatation des similitudes entre les deux référentiels. « Les problèmes techniques du code de base qui résulteront du plagiat seront certainement très importants », a souligné Nuzzi.

« Lorsque vous réutilisez le code développé à l’origine pour une construction de système complètement différente, et que vous n’avez pas assez de temps pour le tester complètement, vous auriez de gros problèmes. Les vulnérabilités qui n’étaient pas prises en compte sur le système d’origine s’appliquent désormais à un nouveau système. Le plagiat est mauvais, mais la préoccupation ici concerne les vulnérabilités inconnues qui peuvent survenir lorsque vous combinez tous ces modules ensemble. Ce n’est pas difficile à expérimenter, mais la communauté devrait définitivement ajuster ses attentes. »

La recherche sur le code Tron n’a pas été spécifiquement demandée. On peut dire qu’il s’agissait d’une trouvaille du chercheur.

« Mon travail consiste à effectuer un contrôle technique approfondi pour nos clients, ce qui implique de passer en revue l’intégralité du code des projets que nous couvrons, ce que j’ai fait avec Tron », a déclaré Nuzzi. « La plupart de nos recherches profitent exclusivement à nos clients, mais chaque fois que nous trouvons quelque chose qui profitera à toute la communauté, nous partageons cette expérience. « 

Pensez-vous que le code de Tron est un plagiat ? Quelle conséquence cela aurait-il sur le MainNet de Tron ? Réagissez dans la section des commentaires ci-dessous.

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (1 votes, avmoyenne 5,00 sur 5)
Loading...

Add a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

X
X