Le Kenya exploite la technologie Blockchain dans le règlement des différends fonciers


Uhuru Kenyatta, le président du Kenya a ordonné au ministère des Technologies de l’information et de la communication (TIC) d’explorer la technologie Blockchain et l’Internet of Things (IoT) ou l’internet des objets, en février dernier. Leur objectif serait la mise en évidence des avantages potentiels des technologies émergents pour l’économie africaine. Les « quatre grands » concrétisent un programme de fabrication, logement abordable, soins de santé universels et un plan de sécurité alimentaire.

Le Kenya envisage de légitimer la propriété foncière avec la Blockchain

« La technologie numérique soutiendra également les efforts visant à accroître la sécurité alimentaire, en jouant un rôle clé dans les chaînes de valeur agricole grâce à un meilleur accès aux intrants, à des informations plus fiables sur les conditions météorologiques et les cultures, au suivi des intrants contrefaits, à un accès plus transparent aux marchés et à des prix équitables, » a déclaré Kenyatta en ajoutant :

« La technologie numérique sous-tend également toute une panoplie de services de financement agricole qui sont essentiels pour équiper les petits exploitants agricoles dans tout le pays. »

Le Kenya s’applique à émettre des avertissements vis-à-vis des risques liés aux crypto-monnaies tout en encourageant l’utilisation de la technologie Blockchain.

Cependant, Joe Mucheru, un ancien employé de Google et secrétaire du Cabinet TIC du Kenya en exercice, semble renverser la tendance. Le chemin est encore long, mais le gouvernement est en bonne voie pour outrepasser des stigmatisations négatives en ce qui a trait aux crypto-monnaies.

Ke président du Kenya a ordonné une mission Blockchain

Uhuru Kenyatta, président du Kenya

La Blockchain est une « source fiable »

Le président Kenyatta semble familiarisé avec la technologie émergente. « Le gouvernement devrait éduquer la population de manière à ce qu’elle soit consciente des avantages de la Blockchain, » a-t-il souligné en affirmant :

Nous devons mieux comprendre les opportunités de la technologie Blockchain, les risques de la cyber-sécurité et l’éducation et les compétences essentielles dont nos jeunes auront besoin pour faire fonctionner les nouvelles technologies.

La Blockchain serait une solution potentielle pour identifier les faux titres fonciers et régler les conflits dans ce domaine. Elle servirait de « source fiable et unique » (SSOT). Le gouvernement soutient ces affirmations d’autant plus à un moment où le pays souffre d’une épidémie de titres fonciers contrefaits. Les criminels profitent grandement de la difficulté économique.

Mucheru a donné certaines explications :

En ce moment, il y a des gens qui viennent avec de faux titres de propriété et toute sorte de choses. Nous devons créer une source fiable et unique sur laquelle nous travaillons actuellement au sein du gouvernement.

Land Layby Group, une start-up Blockchain siégeant à Nairobi, la capitale du Kenya, a travaillé sur un sujet similaire, bien qu’aucun partenariat clair entre le cabinet et le gouvernement ne soit connu à ce jour.

« Je vois la plupart des gouvernements africains adopter cette technologie (la Blockchain) qui va révolutionner les registres fonciers, » a déclaré Peter Tole, le fondateur et directeur d’innovation de Land Layby.

Que pensez-vous de l’utilisation des crypto-monnaies et de la Blockchain dans les ventes immobilières au Kenya ? Dites-nous dans la section des commentaires ci-dessous.

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